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Globalia de Jean-Christophe Rufin

samedi 29 avril 2017

Que se passe-t-il lorsqu'une société adopte une démocratie poussée aux limites de ses dangers ?


Prix : 9.30€ (format poche)

Maison d’édition : Folio

Nombre de pages : 512 pages

Synopsis : La démocratie dans Globalia est universelle et parfaite, tous les citoyens ont droit au " minimum prospérité " à vie, la liberté d'expression est totale, et la température idéale. Les Globaliens jouissent d'un éternel présent et d'une jeunesse éternelle. Évitez cependant d'en sortir car les non-zones pullulent de terroristes et de mafieux. Évitez aussi d'être, comme Baïkal, atteint d'une funeste " pathologie de la liberté ", vous deviendriez vite l'ennemi public numéro un pour servir les objectifs d'une oligarchie vieillissante dont l'une des devises est : " Un bon
ennemi est la clef d'une société équilibrée. " Un grand roman d'aventures et d'amour où Rufin, tout
en s'interrogeant sur le sens d'une démocratie poussée aux limites de ses dangers et de la mondialisation, évoque la rencontre entre les civilisations et les malentendus, les espoirs et les violences qui en découlent.


Une citation du livre : "La liberté c'est la sécurité, la sécurité c'est la surveillance, donc la liberté c'est la surveillance."


Mon avis perso' : Globalia est une utopie. En effet, il ce roman constitue un une démocratie idéale dans un monde parfait, où il n'y a plus d'états, mais un monde unique. Il n' y a ni de richesse, ni de pauvreté, ni de racisme, ni de différence etc ... . De plus les globaliens sont promis à une jeunesse éternelle, sans aucun soucis de vieillesse. Leur religion sont les médias, la population ne porte plus aucune réflexion sur rien. Ils sont heureux, point final. Cependant, lorsque l'on a tout, que l'on vit dans un monde parfait, sans règles, qu'on est heureux, pourquoi s'embêter à se poser trop de questions ? La société est formatée. De plus dans ce monde, les livres sont interdits et l'auteur souligne dans ce roman que ce sont eux qui permettent de faire réfléchir et qui donne accès à la culture.

Dans ce roman, on retrouve Baïkal, un jeune homme rebelle qui s'oppose à la démocratie  totalitaire Globalia. Il cherche la réelle liberté et non le système un-peu-trop-parfait que propose Globalia.  On découvre également Kate, petite amie de Baïkal, qui le suivra surtout par passion. 
Pour résumer, Baïkal se retrouvera exilé dans les non-zones (territoires en dehors de Globalia, où l'on va retrouver des peuples contre cette démocratie "parfaite" où il y a des "terroristes" et surtout énormément de trafics douteux collaborant avec des globaliens ... (pas si parfaits que ça au final !) 
Et Kate va tout faire pour retrouver son petit ami dans les non-zones.

En lisant ce roman, j'ai retrouvé certaines caractéristiques actuelles (comme les médias qui prennent de plus en plus d'ampleur, une population désintéressé par la culture qui s'appauvrit, etc ...). C'est une critique de la société est de son éventuel avenir. Peut-être pourrait-on se retrouver enfermé dans un "Globalia".  
Si j'ai bien aimé le message de ce roman, je n'ai pas beaucoup aimé les péripéties de Baïkal dans les non-zones et l'histoire d'amour entre Baïkal et Kate est fade, elle n'est pas vraiment nécessaire dans le roman.




Une bonne lecture d'anticipation qui fait beaucoup réfléchir ! 
A lire absolument !!!

~ Lunatia ~

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